Biovigilance

La biovigilance consiste à surveiller le risque d'incident et les incidents relatifs aux produits et activités relevant de la biovigilance. Aussi, la biovigilance est-elle une discipline très complexe qui nécessite une veille sanitaire sur l'ensemble des étapes de la chaîne allant des sélections clinique et biologique du donneur au suivi médical des patients, donneurs vivants ou receveurs.




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Biovigilance

De l'absence de dispositions spécifiques concernant la vigilance des organes, des tissus, des cellules ainsi que des thérapies innovantes telles que la thérapie cellulaire est née la biovigilance, sous la forme d'une exigence formulée dans l'une des lois de bioéthique. Ces lois ont donné une forme juridique à des considérations jusqu'à présent éthiques.

La mise en place du système national de biovigilance est fixée par le décret n° 2003-1206 du 12 décembre 2003 (modifié par le décret n°2007-1110 du 17 juillet 2007).
La biovigilance consiste à surveiller et à prévenir les risques liés à l’utilisation d’éléments et produits issus du corps humain et utilisés à des fins thérapeutiques. Cette activité de veille sanitaire repose principalement sur le signalement et la déclaration des incidents et des effets indésirables liés ou susceptibles d’être liés aux produits et activités relevant de la biovigilance.

La biovigilance est une discipline très complexe qui nécessite une veille sanitaire sur l'ensemble des étapes de la chaîne allant des sélections clinique et biologique du donneur au suivi médical des patients, donneurs vivants ou receveurs.

Actualité

Le rapport annuel de biovigilance marque une étape importante du processus d’analyse des incidents
et des effets indésirables reportés à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Ses principaux objectifs sont de fournir des données nationales sur les déclarations d’effets indésirables et d’incidents survenus au cours de l’année 2008, d’analyser globalement l’évolution temporelle de la fréquence des événements au cours de la période 2004-2008 et d’identifier les actions qui doivent être menées.

Produits relevant de la biovigilance

Produits relevant du champ d'application de la biovigilance

Produits exclus du champ d'application de la biovigilance

Organes, tissus ou cellules issus du corps humain et utilisés à des fins thérapeutiques chez l'Homme, ainsi que leurs dérivés Gamètes > Agence de la biomédecine
Préparations de thérapie cellulaire Produits de thérapies cellulaire et génique soumis à une AMM > pharmacovigilance
Dispositifs médicaux incorporant les éléments et produits issus du corps humain utilisés à des fins thérapeutiques chez l'Homme Tout autre dispositif médical > matériovigilance
Tous produits thérapeutiques annexes (PTA) y compris ceux utilisés en assistance médicale à la procréation (AMP)
  • produits sanguins labiles > hémovigilance
  • cheveux, ongles, poils, dents
  • lait maternel
  • médicaments dérivant du corps humain (médicaments dérivés du sang, protéines d'extraction…) > pharmacovigilance
  • éléments ou produits d'origine animale utilisés à des fins thérapeutiques
  • réactifs > réactovigilance

Guide pratique d'aide à la mise en place de la biovigilance dans un établissement de santé

Dans le cadre des missions qui lui sont confiées par le décret n°2003-1206 du 12 décembre 2003, l'Afssaps a réuni un groupe de travail multidisciplinaire sur la biovigilance dont une des premières missions a été de rédiger un guide pratique d'aide à la mis en place de la biovigilance dans un établissement de santé.

Ce document, présenté sous la forme d'annexes, est destiné avant tout aux correspondants locaux de biovigilance.
Il devrait leur permettre de préciser, au sein de leur établissement respectif, les circuits de signalement et de déclaration des incidents et des effets indésirables ainsi que le rôle des différents acteurs impliqués, notamment dans le cadre d'une enquête de biovigilance.

En outre, ce guide précise la nature des incidents et des effets indésirables à déclarer en biovigilance et dans quels délais, et permet in fine aux acteurs du réseau d'adopter un langage commun. Un arrêté rendra opposable ces délais de déclaration.

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