Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A (H1N1) et de l’utilisation massive de traitements antiviraux en cas de pandémie grippale, l’encadrement de la sécurité d’emploi du vaccin et des antiviraux utilisés repose sur un programme organisé et coordonné par l’Afssaps, en collaboration étroite avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et d’autres partenaires du système de santé.
Il a pour objectif de détecter les éventuels effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A (H1N1) et des antiviraux (oseltamivir et zanamivir) sur le territoire français.
Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins H1N1 et des médicaments antiviraux permettra de prendre toutes mesures de minimisation du risque, et de modifier la stratégie de vaccination, si nécessaire.
En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques, tant des vaccins H1N1 que des médicaments antiviraux les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées.
En ce qui concerne le vaccin, le dispositif renforcé de gestion des effets indésirables a été mis en place.
Des modalités spécifiques de déclaration et d’analyse des événements indésirables seront opérationnelles dès le début de la campagne de vaccination. Les professionnels de santé et les patients eux-mêmes auront la possibilité de déclarer des éventuels effets indésirables ; les formulaires de déclaration sont disponibles sur le site de l’Afssaps.
L’Afssaps analysera en continu l’ensemble des déclarations en s’appuyant sur les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) dont plusieurs ont été désignés spécialement pour effectuer ce suivi.
La surveillance s’appuiera également sur une série d’études de cohortes de sujets vaccinés qui seront suivis pendant 6 mois après la vaccination. Certaines de ces cohortes ont été demandées par l’Agence Européenne du médicament (EMEA) dans le cadre des demandes d’AMM. L’Afssaps est également en train de concevoir avec ses partenaires publics et les laboratoires concernés des suivis de cohortes propres à la France et qui porteront soit sur le suivi de personnes vaccinées en général, soit sur le suivi de catégories de personnes les les plus à risque vis à vis du virus A (H1N1)v, notamment les femmes enceintes.






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