Le GIS vise à une réduction du recours à l’expérimentation animale, en incitant aux développements scientifiques nécessaires, mais aussi en faisant évoluer les procédures qui peuvent les exiger, voire en remettant en question des habitudes. Les actions suivantes peuvent être menées dans le cadre des sous-comités (produits de santé, substances chimiques) ou impliquer l’ensemble des membres du GIS.
Connaissance du type d’usage de l’expérimentation animale
Un des objectifs, au-delà de la recherche et de l’interprétation de statistiques, est de développer une connaissance plus concrète des pratiques (recherche médicale, vétérinaire, réglementation des substances toxiques, pédagogie..), à confronter aux analyses européennes et en particulier celles réalisée au sein de la plate-forme Européenne ECOPA. A court terme, les résultats de l’enquête 2004 du ministère de la recherche doivent être dépouillés finement pour identifier ces gisements. Le but est d’identifier les domaines avec des utilisations importantes ou des forts potentiels de réduction.
Développement des outils et méthodes « alternatives » à l’évaluation des dangers des substances, et diffusion de ces approches
Bien qu’il s’agisse d’une utilisation minoritaire, elle est en croissance, et pourrait l’être plus encore si la mise en place de REACH (et les questionnements sur les nanoparticules) ne s’accompagne pas des progrès attendus sur les « nouveaux outils ».
Il s’agit d’abord d’identifier les nouveaux outils et méthodes et l’état d’avancement des connaissances, de faire l’état des lieux des recherches en cours, des équipes engagées et des supports institutionnels et financiers.
Au-delà de ces bilans, les membres devront pousser à l’accélération de la diffusion de ces outils, à la collaboration entre équipes de recherche, à la structuration d’un réseau de test des méthodes nouvelles et à son articulation avec les réseaux européens. Enfin, le GIS travaillera à la sensibilisation des donneurs d’ordre privés et public de la recherche.
L’expérience acquise dans les secteurs où l’arrêt a été organisé mérite d’être exploité.
Les approches in vivo et in silico, ou l’expérimentation animale revisitée selon les approches de la National Academy of Sciences devront être approfondies, mais aussi les « Intelligent Testing Strategies », qui permettent d’obtenir le maximum d’information pour un « détriment minimal ».
Amélioration des dispositions réglementaires ou organisationnelles associées
Le GIS œuvrera à identifier les décloisonnements réglementaires qui permettraient d’économiser des expérimentations grâce à des transferts de données, les dispositions juridiques nécessaires à un encadrement des pratiques. La sensibilisation des instances d’expertise (par exemple ne pas « réclamer » un essai supplémentaire pour de simples raisons de formalisme réglementaire) est une autre piste.
Développement des approches alternatives sur les usages autres que les tests de toxicité
On peut citer les essais sur l’efficacité de médicaments, mais aussi la recherche sur la compréhension des pathologies, ou encore les usages dans la formation scientifique. Des approches de simulation et réalité virtuelles peuvent être développées comme support pédagogiques. Le développement de l’imagerie quantitative doit déboucher sur la substitution de certaines approches anatomopathologiques dans l’exploration fonctionnelle etc. L’actualité de REACH a permis une promotion forte de l’approche « 3R » (Reduce, Refine, Replace) pour l’étude de la toxicité des substances chimiques. Elles n’en sont pas moins destinées à s’appliquer à l’ensemble des usages, comme l’ont voulu leurs promoteurs à la fin des années cinquante.





