


Les experts acceptant de collaborer à l'évaluation scientifique de l'Afssaps acquièrent automatiquement ce statut et doivent respecter les devoirs attachés à la mission d'intérêt général qui leur est confiée.
Des dispositions spécifiques , d'application large, déterminent les incompatibilités destinées à garantir l'impartialité du personnel de l'Afssaps et de ses collaborateurs notamment :
Les risques objectifs de partialité
apparaissent lorsque l'expert est directement ou indirectement " intéressé " par l'orientation de la délibération en cause (avantage personnel ou profit patrimonial).
Ils peuvent résulter d'autres situations objectives n'offrant pas les garanties d'indépendance
suffisantes telles que tout doute légitime et raisonnable sur son impartialité soit exclu.
Ces risques peuvent être induits par :
L'impartialité revêt une importance particulière dans le domaine des produits de santé où l'activité des entreprises et établissements donne lieu à une évaluation et un contrôle par l'administration conduisant à :
Compte tenu des enjeux de santé publique liés à l'utilisation des produits de santé, l'impartialité et la déontologie des personnes participant aux travaux de ses instances sont des éléments essentiels de qualité, de légitimité et de crédibilité du système d'évaluation scientifique de l'Afssaps au même titre que la pluralité des points de vue et leur libre expression, le respect du contradictoire ou encore la collégialité des débats.
Le devoir d'information porte sur l'ensemble des intérêts, liens ou faits susceptibles de faire naître un risque de conflit d'intérêts ou une incompatibilité entre la mission d'expert à l'Afssaps et des activités extérieures.
Une déclaration d'intérêts doit être remplie préalablement à tout travail pour l'Afssaps (Art. L.5323-4 du CSP).
Il s'agit d'une déclaration sur l'honneur des liens directs ou indirects avec les entreprises ou établissements produisant ou exploitant des produits de santé et des produits cosmétiques, les sociétés de conseil et les organismes professionnels intervenant dans ces secteurs.
La déclaration d'intérêts est publique : elle présente le caractère de document administratif (au sens de la loi CADA de 1978) accessible à quiconque en fait la demande au directeur général.
Les déclarations d'intérêts sont enregistrées dans une base de données qui nécessite la mise à jour des informations pour environ 1800 experts ayant un mandat actif annuellement.
Les déclarations d'intérêts des membres des commissions font l'objet d'une publication annuelle depuis 1995 ; depuis 2002, sont également concernés les membres des groupes de travail.
En cours de mandat, les déclarations doivent être actualisées à l'initiative des experts au moins une fois par an, même sans modification des liens antérieurement déclarés ou, le cas échéant, lorsque de nouveaux liens sont noués.
La typologie des liens proposée formalise les situations les plus courantes en reprenant un certain nombre de critères objectifs et concrets.
Face à la particularité de certaines situations, il est fait appel à la responsabilité et au réalisme des experts : ils doivent apprécier, en conscience et au cas par cas, si leurs différents engagements constituent ou non un lien au sens de l'article L. 5323-4 du code de la santé publique et de la classification adoptée par l'Agence.
L'exhaustivité et la précision des informations contenues dans les déclarations d'intérêts, ainsi qu'un échange régulier avec les secrétariats et les présidents des instances concernées, apparaissent de nature à faciliter la gestion et la prévention de telles situations.
Plus largement, il appartient à chaque membre de s'abstenir de siéger (ou aux experts/rapporteurs d'évaluer un dossier) s'il estime en conscience ne pouvoir apporter à l'examen du dossier en cause l'impartialité requise ou s'il craint que son impartialité ne soit mise en doute.
| Toutes les rubriques de la déclaration d'intérêts doivent être renseignées ; dans la mesure où un expert s'abstiendrait, pour des raisons personnelles ou professionnelles (ex. engagement de confidentialité avec une firme) de donner une information et que cette information est nécessaire à la gestion des conflits d'intérêts, cette abstention est incompatible avec l'exercice d'un mandat d'expert à l'Agence. |
Les membres des conseils, commissions et groupes de travail ne peuvent siéger en séance de travail s'ils n'ont pas préalablement déposé une déclaration d'intérêts ou si leur dernière déclaration d'intérêts date de plus d'un an.
L'Agence doit, en cas d'absence de dépôt de déclaration d'intérêts, suspendre provisoirement la participation aux travaux des commissions du membre défaillant jusqu'à ce que sa situation soit régularisée.
Un dossier ne peut être confié à un rapporteur lié, et a fortiori à un rapporteur qui n'aurait pas fait de déclaration d'intérêts, ou dont la dernière déclaration d'intérêts date de plus d'un an, permettant le contrôle a priori de l'absence de conflit d'intérêts concernant le dossier à évaluer.
Les experts extérieurs aux commissions, sollicités pour donner leur avis sur un point précis de l'ordre du jour des conseils, commissions ou groupes de travail ne pourront être entendus qu'après avoir préalablement déposé une déclaration d'intérêts.
L'intensité des conflits d'intérêts est appréciée au regard des critères définis dans le tableau de classification . Elle fait l'objet d'une analyse contextuelle concrète et objective par rapport au(x) dossier(s) à évaluer pour déterminer, au cas par cas :
Dans ce cadre formalisé, l'intérêt financier substantiel est un des facteurs les plus évidents d'évaluation du risque de conflit d'intérêts (ex. la décision affectera ou n'affectera pas la stabilité des sociétés concernées).
Cependant, il est important de souligner que les intérêts déclarés doivent également être examinés :
Préalablement aux travaux d'évaluation : vérification des intérêts déclarés et identification des éventuels conflits d'intérêts ;
Déclarations spontanées : si un expert découvre un risque de conflit d'intérêts à un moment quelconque de la phase d'évaluation, ou s'il estime en conscience devoir d'abstenir, il doit le déclarer immédiatement afin que les mesures appropriées puissent être prises.
Préalablement aux travaux d'évaluation : vérification des intérêts déclarés et identification des éventuels conflits d'intérêts
Déclarations spontanées : si un membre d'une instance découvre un risque de conflit d'intérêts à un moment quelconque de la phase d'évaluation, ou s'il estime en conscience devoir d'abstenir, il doit le déclarer immédiatement afin que les mesures appropriées puissent être prise
Les membres des instances déclarent lors de chaque réunion, les intérêts qui pourraient être considérés comme préjudiciables à leur indépendance par rapport aux points à l'ordre du jour.
Deux situations peuvent se présenter :
La direction concernée consultera le groupe référent sur l'indépendance de l'expertise chargé de :
Le groupe est composé de six membres nommés par décision du directeur général dont trois membres du personnel de l'Afssaps, exerçant des fonctions à caractère juridique, déontologique ou scientifique, et trois personnalités scientifiques membres d'une de ses instances ou experts/rapporteurs nommés auprès d'elles.
Le groupe comprend en outre, au vu de l'objet de la consultation, le responsable de la direction de l'Afssaps intéressée ou son représentant et le président ou vice-président de l'instance concernée.
