


Le Code de la santé publique précise (article R. 5219-4) que la mise en œuvre du dispositif d’évaluation de la pharmacodépendance est assurée par l’Afssaps
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L’Afssaps coordonne l’action des CEIP et de leurs Centres correspondants. Elle assure également le secrétariat de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes (CNSP).
La Commission Nationale des Stupéfiants et Psychotropes est une commission consultative qui siège à l'Afssaps.
Elle fait partie du système national de pharmacodépendance tel que décrit à l'article R. 5132-99 du Code de la santé publique.
Ses missions sont définies à l'article R.5132-103 du Code de la santé publique :
Les travaux de la Commission sont préparés par les Centres d'Evaluation et d'Information sur la Pharmacodépendance (CEIP) qui se réunissent lors des Comités techniques.
Le secrétariat de la Commission est assuré par l'Unité Addictovigilance au département Stupéfiants et Psychotropes de l'Afssaps.
La Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes peut être saisie au niveau national par :
La Commission d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) saisit la CNSP pour que celle-ci se prononce sur les conditions de prescription et de délivrance ou les Plans de Gestion des Risques (PGR) de médicaments stupéfiants, psychotropes ou donnant lieu à des abus ou une pharmacodépendance. Les évaluations sont réalisées par les CEIP, en collaboration avec le département Stupéfiants et Psychotropes.
La Direction générale de la santé, la Direction des sports, la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie), l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) le Ministère de l’Intérieur (Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants : OCRTIS), et le Ministère de l’économie et des finances (Direction générale des douanes et des droits indirects) saisissent régulièrement l’Afssaps et la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes sur des sujets comme :
La France est le seul pays européen à posséder un réseau spécialisé pour l’évaluation du potentiel de dépendance et d’abus des substances psychoactives, médicamenteuses ou non.
Les CEIP (Centres d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance) sont des centres spécialisés en pharmacologie clinique ou expérimentale, en toxicologie analytique ou en épidémiologie. Ces centres sont implantés dans les principales villes de France au sein de centres hospitalo-universitaires.
Ils recueillent les cas de pharmacodépendance, d’abus et d'usage détourné liés à la prise de substances psychoactives et notifiés par les professionnels de santé. Ils les évaluent grâce à des outils adaptés. Leurs enquêtes préparent les travaux de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes.
Le réseau des CEIP est complémentaire à celui de la pharmacovigilance qui ne s’applique qu’aux médicaments et qui est un système de veille des effets "indésirables" attendus ou inattendus d’un traitement médicamenteux dans ses conditions normales d’utilisation et dans le cadre des mésusages (utilisation d’un médicament dans un but thérapeutique mais non conforme aux recommandations).
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On peut identifier trois grandes missions définies dans le code de la santé publique (article R.5132-112).
Elles s’exercent sur toute substance, plante ou médicament pouvant donner lieu à des abus ou une pharmacodépendance (à l’exception de l’alcool et du tabac).
Les données recueillies par le réseau des CEIP proviennent :
Ces travaux permettent ainsi l’identification des risques pour la santé publique (identification des usages détournés, des abus de drogues et des modes de consommation).
Les CEIP ont également un rôle d’expertise et de conseil auprès des établissements de santé et du Ministre chargé de la Santé.
Les CEIP ont comme mission de contribuer à l’information sur le risque d’abus et de pharmacodépendance. Ils répondent ainsi aux professionnels de santé et au public qui les interrogent sur ces risques.
La communication des CEIP passe également par la rédaction de bulletins régionaux et nationaux sur la pharmacodépendance, l’organisation de réunions régionales et également nationales avec les partenaires de santé et le site Internet des CEIP.
De plus, les CEIP participent à la formation des différents partenaires de santé et des étudiants (médecins, pharmaciens, infirmiers, personnels des centres de soins aux toxicomanes et services d’addictologie, etc).
Ces travaux peuvent être :
Le réseau des CEIP comprend :
L’Afssaps transmet à l’OEDT
(Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies) des rapports d’évaluation réalisés par les CEIP.
Elle transmet également à l’Agence Européenne du médicament, l’EMEA
, les cas d’abus concernant les spécialités pharmaceutiques. Elle évalue également le potentiel d’abus et de dépendance de certaines spécialités dans le cadre d’une procédure d’enregistrement européenne.
L’Afssaps transmet au Comité d’experts sur la pharmacodépendance de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) des rapports nationaux d’évaluation des substances psychoactives réalisés par les CEIP.
Ainsi, la France occupe-t-elle une position privilégiée qui lui permet de jouer un rôle actif au niveau de la Commission des stupéfiants des Nations Unies en initiant ou soutenant des résolutions portant, par exemple, sur la promotion des échanges d’information entre les états signataires des conventions de l’ONU, sur les drogues et nouveaux comportements.
